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Un concept singulier
C’est une médiathèque ou une bibliothèque, un centre culturel, un monument historique, un musée que le public connaît bien car c’est un lieu référent de sa ville ou de son village. Pourtant, une chose est sûre, jamais il ne l’a vu la nuit quand les ombres s’étendent…
Cachés ou l’accompagnant au plus près, des conteurs sont là. Ils s’expriment seuls ou en duo, avec leurs ombres ou leurs instruments. Du conte traditionnel à la nouvelle en passant par la légende urbaine, ils disent ce que la nuit aime retenir, le genre d’histoires qu’on échange en petits groupes et qu’on regrette ensuite d’avoir évoquées…
Les couloirs se dévoilent, les recoins s’illuminent, les espaces se découvrent, les rayonnages semblent infinis… C’est un nouveau lieu qui respire.
Attention, la peur n’est pas loin.
S’amuser à se croire perdu…
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Pourquoi choisir votre lieu comme parcours artistique ?
Le lieu dans lequel on se rend régulièrement ne livre pas tous ses secrets. Un endroit familier peut être source de surprise, de redécouverte. Les récits racontés prennent une dimension, un écho que l’on aurait jamais imaginé jusque-là.
Où dans votre lieu ?
PARTOUT !
Les artistes investissent l’accueil, le hall, les ascenseurs, les bureaux, les rayonnages, les cuisines…les escaliers.
Tout devient une scène potentielle, une résonance pour les histoires.
Pour quel public ?
Pour adultes et enfants à partir de 10 ans.
Quel mode d’emploi ?
Les artistes effectuent d’abord un repérage pour définir des parcours, puis lors d’une journée d’installation, ils exploitent le cadre naturel du lieu pour mettre en place leurs propres éclairages, la diffusion sonore, les sollicitations visuelles. Le soir du spectacle, ils prennent en charge les groupes, les déambulations, le timing.
Pourquoi une soirée thématique sur la peur, l’étrange, l’inquiétant ?
Parce que les histoires ont toujours servi à ça.
Parce que « avoir peur » est quelque chose qu’on déteste autant qu’on aime.
Parce que de tout temps, les conteurs ont raconté lorsque la nuit tombait, que la forêt devenait impénétrable… Raconter pour prévenir, pour alerter, ou juste pour sentir les gens se resserrer quand l’histoire arrive à son pic d’angoisse.
La peur est un moteur pour l’imaginaire…ou l’inverse.
La nuit est l’occasion de voir surgir les histoires que l’on ne comprend pas tout à fait, les personnages à la marge qui n’ont pas leur place habituellement dans les récits.
L’obscurité, la pénombre, sont des conditions d’écoute parfaites : elles fédèrent un groupe, le soudent, permettent à une histoire de résonner comme jamais.
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